Les surfeurs du macadam
Ils sont plus d'une quinzaine de jeunes à vivre
cette passion,
à Cernay, des accros du skate board, véritable phénomène
social qui marque toute une génération. |
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Casquette à l'envers, les cheveux mi-longs, des
pantalons larges, des chaussures de skate, ils ne quittent jamais leur planche,
affichent toujours un sourire et leur politesse est exemplaire : ce sont les
skateurs de Cernay. Simon, Ben, Titi, Gros, Labs, Glurk, Miki, Niki,
Pepito, Banjo et d'autres. Ils portent tous un surnom, ont leur langage
américanisé, leur look mais tous s'éclatent en skate. "Faire
du skate ou faire une session, pour nous, c'est décoller tant physiquement
sur nos planches, que de nos soucis et habitudes. Nous sommes presque tous
collégiens et lycéens. Ce phénomène «skate» ne
peut se classer dans le sport vraiment ni dans le loisir uniquement, c'est de
l'ordre du plaisir ludique. Bien sûr il faut apprendre une certaine
technique et plus on en fait, plus on se perfectionne."
On les rencontre souvent le week-end, le long de l'école des
Tilleuls, sur le parvis de l'église St-Etienne ou encore sur le parking du
lycée du bâtiment, seuls espaces qu'ils peuvent utiliser sans trop
déranger. ils avaient, il y a encore un an le local de l'ancien magasin de
Cernay SA |
Les skateurs de Cernay: des adolescents mordus de
planche à roulettes. |
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où ils avaient aménagé des tremplins, des
obstacles pour s'entraîner à la compétition, mais faute de portes
solides et cadenas, les lieux furent vandalisés, saccagés, les
obligeant à pratiquer leur passion dans la rue. Aujourd'hui cela ne les
empêche pas de faire des «ollies» (décollements), des
«flips» (retournements), des «variais» (demi-tour) ainsi que
des rotations et des «slides» (descente d'escalier ou d'obstacles).
Certains
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participent à des «contests» ou
compétitions sur Strasbourg, Colmar et même Nancy où des skates parcs
ont été aménagés pour eux.
PROJETS ET SOUHAITS
Bien sûr, ils voudraient retrouver un temps ce
local : ils sont prêts à le restaurer mais il faudrait qu'il soit
bien fermé (portes et verrous). Ils sont même prêts à
montrer leur technicité : il faudrait juste bloquer une fois durant
une ou |
deux heures, une rue afin qu'ils puissent évoluer, un
projet qui leur trotte dans les têtes, en attendant de le présenter
à la municipalité. Un de leurs membres d'ailleurs, fait partie du
conseil consultatif des jeunes de Cernay. Au fait, ce ne sont pas des marginaux
mais des jeunes bien dans leur peau, assoiffés de liberté, d'espace,
de vitesse et de nouvelles sensations, qu'ils traduisent avec leurs planches
à roulettes.
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